Constat

Je ne dessine plus.

Je photographie une fois par semaine, pour mon projet secret qui a bientôt un an et dont je me dis régulièrement qu’il faudrait que je poste sur le Griffon.

Je n’écris pas, et je m’embourbe dans la refonte de l’univers de Périlune.

Pas de bijoux en vue.

Je ne crée plus, en fait. Enfin, si, je crée du code, pour mon boulot, pour moi un peu (et encore,  mes projets web prennent la poussière). Je ne sais pas si j’ai besoin de temps ou d’un moyen de prendre ce temps. Il me faut me ressaisir, mais ça n’est pas facile. Allez, au travail !

Cheval montant un poussin sur une mer déchaînée

Bon. Heum. En fait, comme il n’avait pas prévu de rênes, le cheval est tombé à l’eau, et le poussin a couru un peu loin, laissant la mer loin derrière lui. Voilà voilà.

Le cercle des amateurs d’épluchures de patates

  • Titre originel : The Guernsey literary and potato peel pie society
  • Auteur : Mary Ann Shaffer et Annie Barrows
  • Langue originelle : anglais (Etats-unis)

Janvier 1946. L’Angleterre se relève difficilement de la guerre. L’écrivaine Juliet Dryhurst Ashton cherche un sujet pour son nouveau livre, car celui qu’elle a commencé de lui convient plus. Elle ne veut plus écrire des chroniques humoristiques sous son pseudonyme de Izzy Bickerstaff, qu’elle utilisait pour remonter le moral des londoniens. A travers des lettres à Sidney, son éditeur et ami, à Sophie, la sœur de celui-ci, on suit la vie de cette jeune femme d’une trentaine d’années qui n’a certes pas sa langue dans sa poche !
Elle reçoit un jour une lettre d’un certain Dawsey Adams, qui dit avoir un livre qui lui a jadis appartenu. Il habite dans l’île anglo-normande de Guernesey, et lui demande où trouver d’autres ouvrages de son auteur. Une correspondance s’en suit, où Juliet apprend l’existence d’un groupe, le Cercle des amateurs de littérature et de tourtes aux épluchures de patates de Guernesey. Ce cercle est né d’un mensonge, inventé pour sauver les convives d’un repas interdit : un cochon, celé aux yeux des soldats occupant l’île, et dévoré après le couvre-feu, une raison suffisante pour se faire fusiller.
Et cette histoire passionne Juliet ! Elle cherche à en savoir plus, contacte peu à peu les membres du cercle, chacun lui racontant sa version, sa vie, son île, ses lectures – il s’agit tout de même d’une réunion littéraire ! Jusqu’à ce qu’elle parte elle-même pour Guernesey, afin de rencontrer en chair et en os les protagonistes de son potentiel roman…

Écrit sous formes de lettres, de télégrammes et de pneumatiques, ce roman est une chronique de la vie de l’après-guerre et de celle pendant l’occupation, tantôt effrayante, triste, ou terriblement drôle. Il n’y a pas vraiment d’histoire à suivre, ce sont de petits bouts de vie mis ensemble, qui peu à peu forment un tout.
Chose intéressante : étant donné que l’on suit une romancière, on pourrait s’attendre à une mise en abyme, à ce que le roman que l’on a entre les mains soit celui que Juliet cherche à écrire, mais les auteurs ne tombent pas dans ce piège grossier !
J’ai beaucoup aimé le style d’écriture, très vivant, très différent suivant les personnages.

J’avais commencé à lire ce livre aux alentours de Noël, chez mes parents, parce que mon père le lisait, et que donc naturellement le bouquin traînait dans la maison – ma bibliocleptomanie (1) frappa donc. Arrivée au tiers de l’histoire, il m’avait fallu rentrer chez moi, mes congés se terminant. Quelle ne fut pas ma joie de trouver, six mois plus tard, « Le cercle… » dans la médiathèque de mon village ! J’ai donc enfin pu le finir. J’aurais vraiment manqué quelque chose.
Pourquoi je ne l’ai pas cherché avant ? Euh. J’ai une mémoire de poisson pané (d’aucuns prétendent le contraire, mais s’il est vrai que je peux me souvenir du menu d’un obscur jour d’il y a cinq ans, j’oublie quantité d’autres choses), et je n’avais pas noté le nom. Ou bien je l’ai noté et paumé le papier.
Quoi qu’il en soit, « Le cercle… » est vraiment un excellent roman, et Juliet est un personnage très agréable à suivre, toute en surprise.

(1) ça veut dire que quand je vois un livre, où qu’il soit, je le commence. Voire le déplace – toujours dans une zone raisonnable, le terme « cleptomanie » est peut-être exagéré car je n’ai jamais volé d’ouvrages ! Le nombre de livres qui ont transité des toilettes vers ma chambre est insoupçonnable.

Nari

J’ai encore mis six mois pour finir une peinture. J’aimerais avoir plus d’inspiration, moins de doute, avoir besoin de moins de fignolage. Avoir plus souvent des flashs.

Même de celle-là je ne suis pas très fière au final… Les cheveux ne me satisfont pas, mais je n’arrive pas à les retravailler. Mais j’aime bien la texture de sa peau =)

 

 

« Pardon », dit-elle

Parfois on gribouille un truc, on le nomme dans l’impulsion du moment. Et puis on y revient, on termine on colore on nettoie, et au moment d’enregistrer « mais pourquoi l’avais-je appelé comme ça, ce dessin ? ». Comme je n’ai pas retrouvé pourquoi et que je n’ai pas réussi à changer la peinture suffisamment pour lui donner un autre nom, voilà.

Ici, une petite nouveauté par rapport à mes anciens travaux (oui, je sais, tous ne sont pas sur ce site, j’y travaille) : j’ai tenté de faire le tracé avec l’outil Plume et non plus au Pinceau, et en terme de précision et de « pureté », c’est indéniablement meilleur ! C’est un peu long, mais par rapport aux innombrables essais, ratés, gommages etc de mes précédents tracés au Pinceau, c’est probablement négligeable.

Pensée

J’aime beaucoup les pensées, ce sont des fleurs à la forme si peu ‘banale’, et elles ont tant de variétés et de couleurs ! J’aime particulièrement les blanches tachées de violet, comme si on leur avait versé de l’encre sur les pétales. Ou celles jaunes et bordeaux, comme cette photo toute simple, qui date de novembre d’ailleurs ^^’
Pensée

Amulette et pendant de cornaline

J’ai eu il y a longtemps un « kit bijoux égyptiens ». J’ai probablement perdu le livre (mais ai toujours pas mal de perles), mais dans celui-ci une des idées proposées était « un sautoir amulette », comportant ça et là des perles qui nous tenaient à cœur, qui seraient un porte-bonheur/chance/tout ce que vous voulez… Reprenant le concept ici sans les perles égyptiennes, cela donne un collier sur deux rangs, fort lourd, bigarré et biscornu =D

Sautoir amulette

Autre chose… Profitant d’un instant d’inattention de mes doigts, une perle de cornaline (certaines de ses sœurs sont sur le sautoir amulette – vestiges d’un collier appartenant à ma grand-mère maternelle) a réuni des conspiratrices dans le but certain et avéré de conquérir le monde. Beh c’est pas gagné. Mais ça fait un joli pendant à glisser sur une chaîne.

Pendant de cornaline, perles de verre, perles de rocailles et métal

Basilicute

Pour illustrer mon blog de cuisine Tournedos au basilic, j’ai peint ce charmant lézard, qu’il ne faut pas fixer dans les yeux, même s’ils sont mignons. Je vous assure.

basilic, illustration pour le site Tournedos au basilic

Texture utilisée : Vintage grunge textures par Princess-of-Shadows

Sphinx codexique

Pour illustrer mon blog de webdéveloppement Codex sphinxial, j’ai peint une sphinge hiératique, accueillant les visiteurs avec mystère et grandeur, comme le doit tout sphinx bien élevé. La voici en grand :
Sphinx, illustration pour le site Codex Sphinxial

Ange noire et verte

J’aime bien le côté « rough » des choses, un trait jeté sur le « papier », des couleurs qui s’entremêlent, mais pas trop, pas trop lisse, pas trop… fini. Quelques détails pour rehausser, ça me suffit.

Ange noire et verte

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